Eau et assainissement : Saint-Etienne du Grès : la station d’épuration s’agrandit

La Communauté de communes a inauguré l’extension de la station de Saint-Étienne-du-Grès, une réalisation qui a permis d'anticiper les besoins des habitants.

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Anticiper plutôt que subir

En service depuis 2005, la station d’épuration de Saint-Étienne-du-Grès fonctionnait bien. Elle est prévue pour 3 200 équivalents-habitants. Mais la population de la commune était amenée à progresser : au Cours du Loup, 160 logements supplémentaires et 10 lots à bâtir étaient prévus, soit le traitement des eaux usées de 550 équivalents-habitants de plus. Le centre-ville est lui aussi appelé à se densifier.

Plutôt que d’attendre la saturation, le service des eaux de la Communauté de communes a choisi d’agrandir l’ouvrage.

Un défi technique

Le projet n’allait pas de soi. Le terrain, situé juste à côté de la station existante, était étroit et en zone inondable. Il fallait assurer la compatibilité avec l’installation en place, respecter les règles environnementales, maîtriser les coûts et tenir les délais. Le chantier a démarré à l’automne 2025 et la mise en service a eu lieu cet été 2026, après 13 mois de travaux.

Un traitement en deux étapes

Première étape : les biodisques. Ces disques tournent lentement dans un bassin. À leur surface, des micro-organismes se développent et, grâce à l’oxygène de l’air, dégradent une grande partie de la pollution organique.

Deuxième étape : les lits plantés de roseaux. L’eau traverse des filtres de matériaux minéraux plantés de roseaux. Les micro-organismes de ces matériaux poursuivent l’épuration, et le filtre retient les matières en suspension.

L’eau retourne ensuite au milieu naturel, dans le respect de la réglementation.

Une première sur le territoire

Ce procédé a fait ses preuves ailleurs, mais c’est la première fois qu’un tel équipement est construit sur le territoire de la Communauté de communes Vallée des Baux-Alpilles. Il répond à un besoin de capacité et protège aussi la qualité de nos ressources en eau.

Un projet porté collectivement

Cette extension a coûté près de 900 000 € HT. Son financement a été assuré par :

  • le Département des Bouches-du-Rhône : 301 000 €
  • le Projet Urbain Partenarial (PUP) signé avec le promoteur Primosud : 200 000 €
  • l’État, via la dotation de soutien à l’investissement local : 47 000 €
  • la Communauté de communes : 352 000 €

La commune de Saint-Étienne-du-Grès a vendu le terrain pour un euro symbolique.